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Prix Jean-Pierre Chartier - DREPP

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Origine & Objectifs

Jean Pierre Chartier nous quittait le 12 février 2014.

Au cours de sa présidence au sein de l'EPP, Jean-Pierre Chartier a beaucoup œuvré pour la recherche scientifique en psychologie. Il a milité pour que ses applications inspirent les pratiques des psychologues professionnels, pour qu'elles soient largement transmises et diffusées, enfin pour que la recherche appliquée soit visible et reconnue.

Il avait confiance en la capacité des étudiants de 5ème année (Master 2), à produire des savoirs et à les utiliser dans leur exercice futur, tels de bons praticiens-chercheurs, investis dans la psychologie, tels de "bons apprentis sorciers" comme il avait l'habitude de les nommer affectueusement.

Son implication dans la recherche ainsi que sa foi dans les productions étudiantes ont conduit à ce que le 2 décembre 2015 au cours de la journée qui rendait hommage à l'homme et à son œuvre, le prix Jean-Pierre Chartier pour le meilleur Mémoire de Recherche soit créé par l'Ecole de Psychologues Praticiens.

Ce prix est destiné à récompenser un travail de recherche remarquable tous domaines confondus (Clinique ou RH), réalisé par un étudiant de l’école, de Paris ou de Lyon et promouvoir ainsi, la recherche appliquée et l'engagement étudiant dans cette voie.

 

La journée dédiée au Prix Jean-Pierre Chartier, souhaite donner la parole aux jeunes diplômés sortants, mais aussi aux anciens étudiants ayant eu la possibilité de présenter leurs travaux lors de congrès, journée de recherche, etc. Leur donner la parole pour qu'ils présentent leur travail de recherche et le défendent dans un débat critique avec leurs pairs. Puis pour qu'ils transmettent aux générations futures d'étudiants de 4ème ou de 5ème année, le désir de réussir dans la rigueur de la démarche scientifique et dans le plaisir de penser.

Mais pas que... Car cette journée vise également soutenir et rendre visibles certaines initiatives étudiantes, originales et prometteuses.

La journée s'organise autour d'une série d'exposés de recherche issus des travaux de jeunes diplômés, d'anciens de l'école et d'étudiants en cours de cursus. Le tout discuté et débattu dans un esprit constructif d'échange et de partage d'expérience.

Elle est clôturée par l’annonce du nom de l'heureux lauréat du prix et par la remise officielle de cette prestigieuse récompense.

Ainsi, que vous soyez jeune psychologue ou moins jeune, venez nombreux soutenir la génération future dans sa marche légitime vers l'excellence et vers l'inscription positive dans son développement professionnel !

Processus de sélection du lauréat

Après les soutenances de Juin et Septembre de la promotion des 5ème années, sont réunis l’ensemble des travaux ayant obtenu la mention Très Bien.

Un premier comité scientifique est réuni, ce comité est composé d’enseignants de l’EPP Lyon et Paris. Chacun se voit attribuer la relecture d’un ou plusieurs mémoires de recherche et rédige un rapport avec recommandation concernant l’attribution du prix. Les mémoires sont évalués selon les critères suivants :

- Élaboration de la problématique et des hypothèses au regard de la littérature

- Discussion des résultats obtenus au regard de la littérature et de la pratique du psychologues

- Respect des normes de rédaction dans la présentation générale du mémoire et des références bibliographiques.

La seconde commission réunit à nouveau des enseignants évaluant les mémoires de recherche sélectionnés en première commission, le rapport d’évaluation fait mention des qualités rédactionnelles du mémoire, de l’originalité du sujet traité ainsi que son utilité pour la pratique du psychologue.

Promotion & Diffusion des travaux étudiants pour les étudiants

Lors de la journée Jean-Pierre Chartier, les étudiants sélectionnés en deuxième commission du comité scientifique sont invités à présenter leurs travaux aux autres étudiants sous la forme du communication orale.

Tous les étudiants ayant présentés des communications par affiche ou orale lors de congrès ou journées scientifiques sont également invités lors de cette journée.

C’est l’occasion pour l’ensemble des étudiants de l’EPP de découvrir d’une autre manière la recherche en psychologie, en effet, l’inscription à cette journée est ouverte à tous et gratuite.

Dans la continuité des initiatives prises lors de cette journée de promotion de la recherche étudiante,  le comité de rédaction de la revue Etudes & Pratiques en Psychologie propose aux étudiants ayant obtenu la mention Bien et Très Bien de soumettre un article à la revue.

Cette proposition de publication vise à promouvoir, diffuser et valoriser la démarche de recherche investie par les étudiants de l’EPP.

Edition 2016


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Le lauréat 2016

Lors de cette deuxième édition, le prix Jean-Pierre Chartier a été décerné à Axel Massin pour ses travaux intitulés <u>« Observance au traitement neuroleptique dans la schizophrénie ».</u>

Résumé

L’observance au traitement neuroleptique est une problématique centrale de la prise en charge de la schizophrénie et de la prévention de la rechute. Parmi les facteurs impliqués, l’alliance thérapeutique avec le médecin prescripteur et la capacité d’insight du patient sont les plus souvent cités. Pour cette pathologie dans laquelle l’intégrité psychosomatique est mise à mal, nous nous sommes questionnés sur l’impact que pouvait constituer le neuroleptique dont les effets physiques et psychiques sont nombreux et parfois invalidants.

Dans ce dessein, nous avons utilisé le test de Rorschach et la Medication Adherence Rating Scale (MARS) sur un échantillon de 6 sujets schizophrènes hospitalisés en psychiatrie. Nous avons pu mettre en exergue des limites psychiques plus poreuses et des angoisses de morcellement plus envahissantes chez les sujets les moins observants de notre étude que chez ceux qui ne rapportent pas ou peu de problème d’observance.

Ces sujets, pour lesquels le traitement et le médecin psychiatre font l’objet d’un vécu de persécution, pourraient alors tenter de préserver leur intégrité psychosomatique d’une intrusion ou d’un morcellement en refusant le traitement.

Programme 2016

Session de communications affichées

  • Mindfulness enhances creativity. Nicolas Bassan (EPP Lyon). Communication affichée présentée en collaboration avec Shankland, R., Hoen, M., Lachaux, J. P. ; au 8ème Congrès Européen de Psychologie Positive (juin 2016), Angers, France.
  • Prévalence du traumatisme psychique après une chirurgie cardiaque chez les patients poursuivant une réadaptation cardiaque. Amandine Gacon (EPP, Lyon). Communication affichée présentée en collaboration avec Ray, A. ; aux 20èmes Journées Nationales du GERS (septembre 2016), Rennes, France.
  • Modes d’enseignement de la psychologie et motivations des étudiants en psychologie. Catherine Rouchitsas, Claire Lejal, Béatrice Thibaud de la Rochethulon, & Tiphaine Lamy de la Chapelle (EPP, Paris). Communication affichée présentée en collaboration avec Grynfeltt, A. ; au colloque Préparer la nouvelle génération de psychologues : Objectifs, méthodes et ressources dans l’enseignement de la psychologie (septembre 2016), Paris, France.
  • Perception de l’enseignement actuel de la psychologie par les étudiants de début de cycle. Laura Moioli-Piasentin, Audrey Kurdyk, Marie-Charlotte Ledesma, Camille Lieutaud, & Rebecca Soobraydoo (EPP, Paris). Communication affichée présentée au colloque Préparer la nouvelle génération de psychologues : Objectifs, méthodes et ressources dans l’enseignement de la psychologie (septembre 2016), Paris, France.

Communication orale

  • De la compulsion de répétition aux interdépendances saines ou de l’individu au groupe. Charlotte Vilain, Anaëlle Gravel, & Marie Worcel (EPP, Paris). Communication orale présentée en collaboration avec Lambert, M. & Borgel M. ; lors du symposium Le lien familial à l’interface de l’intersubjectivité et de l’inter-générationalité (Présidence : G. Bar de Jones) au 2ème Congrès International Psychanalyse et Groupe (mai 2016), Athènes, Grèce.

Présentation mémoire nominée au Prix Jean-Pierre Chartier

  • Observance au traitement neuroleptique dans la schizophrénie : rapport aux limites et au corps. Axel Massin (EPP, Paris).
  • Les affinités au-delà de la relation de soin : Approche sociométrique appliquée au cas d’un hôpital de jour pratiquant la psychothérapie institutionnelle. Marie Worcel (EPP, Paris).
  • L’humour aux frontières de la vie et de la mort : la place de l’humour dans la relation soignant-soigné en unité de soins palliatifs adulte. Anne-Charlotte Rambaud (EPP, Paris).
  • Développer les compétences émotionnelles par la pleine conscience et la psychologie positive. Robin Fiault (EPP, Lyon).

Edition 2015

Le lauréat 2015

Lors de la journée hommage à Jean-Pierre Chartier, le premier prix a été décerné à Quentin Bonnald, pour son mémoire de recherche intitulé <u>« Étude de l'impact de la décision d'irresponsabilité pénale, tant sur la conscience de l'acte commis que sur la reconnaissance des troubles psychiatriques, chez la personne diagnostiquée "schizophrène" et hospitalisée en psychiatrie »</u>.

Résumé

La loi française prévoit que la personne dont les troubles psychiques la privent de ses capacités de discernement et du contrôle de ses actes au moment où elle commet un crime, est déclarée irresponsable de ce crime, et de ce fait non punissable. Cette personne est alors contrainte à recevoir des soins. Mais la question de la distinction entre le sujet qui doit être soigné et celui qui est punissable divise actuellement les experts devant les tribunaux. Notamment du fait de la croyance de certains professionnels que la condamnation du sujet « aliéné » serait préférable à la déclaration de son irresponsabilité, parce qu’elle lui offrirait la possibilité de reconnaître l’existence du crime qu’il a commis.

Mais la décision d’irresponsabilité est certainement, elle aussi, porteuse d’une certaine dimension symbolique. Aussi, prenons-nous volontairement le parti opposé à cette position qui accorde arbitrairement des effets thérapeutiques à la condamnation des « fous », et questionnons son fondement, en postulant que la déclaration d’irresponsabilité pénale pourrait elle aussi agir sur le déni du sujet qui concerne le crime qu’il a commis, mais également celui qui a trait à ses troubles psychiatriques. Enfin, considérant que les perturbations des relations objectales du sujet psychotique en crise contribuent de façon importante à la détermination du passage à l’acte et au choix de sa victime, nous postulons que l’intervention de la justice, qui confie le sujet à des soins, est susceptible d’atténuer ses idées délirantes et de persécution à l’encontre de la victime, par l’introduction d’une certaine tercéité.

Notre recherche porte sur l’étude des cas de quatre patients ayant reçu le diagnostic de schizophrénie, dont l’hospitalisation en psychiatrie a été motivée par un passage à l’acte homicide, ayant conduit ou non à la mort de la victime. L’entretien individuel semi-directif a été choisi comme outil de recueil des données, paraissant comme le plus adapté à la population étudiée et répondre à notre problématique.

Les résultats de cette recherche permettent d’affirmer que la décision d’irresponsabilité pénale ne conduit pas en elle-même le sujet à la prise de conscience de l’acte qu’il a commis, ni même à une régression des idées délirantes dont il investi la victime. Néanmoins, son énoncé est l’occasion pour certains de reconnaître l’existence de leurs troubles, même si cet effet ne concerne qu’une minorité de sujets.

Aussi, puisque cette étude montre l’insuffisance de la seule décision d’irresponsabilité pénale à réduire le déni du sujet concernant son acte, ses troubles et à abaisser ses idées délirantes à l’égard de la victime, il convient de réaffirmer l’importance d’une prise en charge médico-psychologique de qualité, pour ces patients ayant commis un homicide.

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